Quévy-Mons n’a pas eu chaud face à Péruwelz (3-0)

Trente-cinq degrés à l’entame du match, un soleil écrasant encore la moitié du stade, un air irrespirable, un joueur de Péruwelz piqué par une guêpe après quelques minutes de jeu: toutes les conditions étaient réunies pour un mauvais match. Et pourtant, on n’irait pas jusqu’à écrire que la partie a été spectaculaire, mais il y a eu de l’engagement, du sérieux et quelques séquences intéressantes développées par les joueurs de Luigi Nasca.

Bien positionnés, adeptes d’un pressing haut et laissant peu d’espace (et d’oxygène !) à l’entre-jeu adverse, le RAQM a vite pris la rencontre à son avantage.  Il n’a pas fallu longtemps pour voir quelques escarmouches, certes un peu maladroites, se dessiner, jusqu’à un premier but de Sow refusé pour hors-jeu.

C’est à la 19ème minute que les rouges ont trouvé l’ouverture, via un long changement d’aile pour Dahmani qui a perforé la défense et servi sur un plateau d’argent Mbenti.  Le même Dahmani a doublé la marque peu avant la pause, octroyant un avantage mérité à une équipe du RAQM quasiment pas inquiétée durant ces 45 premières minutes.

Le nombre de changements en début de seconde période a logique cassé le rythme et la qualité des échanges.Confiant en son avanatage, le RAQM a peu à peu laissé le ballon à son adversaire. Péruwlez a bien tenté de relever la tête, jusqu’à ce que Frise, à la reprise d’un coup-franc bien tiré, fixe le score.

«Nous avons joué un match appliqué face à un adversaire qui tiendra, selon moi, les premiers rôles en P1 », analysait Luigi Nasca, T1.  «Je suis heureux d’avoir pu donner du temps de jeu à tout le monde et d’avoir vu les jeunes à l’oeuvre, alors que je ne disposais pas de l’entièreté de mon noyau (Adrien Leclercq, Kenny Verstraeten, …) »

La première mi-temps a permis au coach d’opérer quelques réglages tactiques et de constater que son groupe résistait bien à la chaleur. «On a développé deux systèmes qu’on avait préparés.  Lundi et mardi, de grosses charges de travail avaient été programmées. »  Offensivement, on sent que les automatismes doivent encore se créer, plusieurs démarquages n’étant pas récompensés de la passe attendue.  «C’est normal, mes éléments offensifs (Dahmani, Mbenti, Sow, …) sont nouveaux et doivent apprendre à se connaître. »